Les départements contribueront à hauteur de 4,9 millions d’euros au financement du groupement d’intérêt public France enfance protégée en 2026. Une enveloppe identique à celle de 2025, répartie selon la population de chaque territoire.

Les départements financeront le groupement d’intérêt public France enfance protégée à hauteur de 4,9 millions d’euros en 2026.

Un décret du 12 août, publié au Journal officiel du 15 août, arrête le montant dû par chaque département et collectivité à statut particulier. Il est pris en application de l’article L. 147-15 du code de l’action sociale et des familles.

France enfance protégée, créé en 2023, constitue la « maison commune » nationale de la protection de l’enfance. Le GIP réunit notamment le Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (Snated), qui gère le 119, l’Agence française de l’adoption (AFA) et l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE). Il assure également le secrétariat du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE), du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP) et du Conseil national de l’adoption (CNA).

État et départements à parts égales

Le décret rappelle le principe de financement du GIP : France enfance protégée est « financé à parts égales par l’État et les départements ». Le texte ne fixe pas une contribution identique pour chaque territoire. La répartition est établie « au regard de l’importance de la population ». L’annexe du décret détaille donc, collectivité par collectivité, la population prise en compte et la somme à verser.

L’exercice précédent avait d’ailleurs été mouvementé. Un premier décret, publié en août 2025, avait dû être abrogé et remplacé en novembre après la découverte d’erreurs dans l’affectation de certaines données démographiques. La nouvelle répartition avait alors maintenu la contribution globale des départements à 4,9 millions d’euros.

Le Nord, Paris et les Bouches-du-Rhône en tête

Sans surprise, les collectivités les plus peuplées acquittent les montants les plus élevés. Le Nord arrive en tête avec 186 651,35 euros, devant Paris avec 149 508,38 euros et les Bouches-du-Rhône avec 148 997,51 euros. La Collectivité européenne d’Alsace versera 138 495,59 euros, la Gironde 121 120,29 euros et la Seine-Saint-Denis 120 673,97 euros.

À l’autre extrémité, la Lozère versera 5 641 euros, Saint-Martin 2 231 euros, Saint-Barthélemy 759 euros et Saint-Pierre-et-Miquelon 420 euros.