Face à l’exploitation sexuelle des mineurs confiés à l’ASE, la Haute-Garonne renforce sa riposte. Le conseil départemental déploie un plan articulé autour de six axes : hébergement sécurisé, coordination avec la justice et les forces de l’ordre, accès aux soins, retour à l’école, soutien aux familles et formation des professionnels.

Entre 200 et 10 000 : c'est l'écart vertigineux des estimations du nombre de mineurs victimes d'exploitation sexuelle en France en 2020. Le ministère de la Justice en comptait 706 cette année-là, contre moins de 250 en 2016. L'office central de répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) passait de 28 en 2014 à 219 en 2020. Le secteur associatif parle de 7 000 à 10 000. Le silence des victimes, la multiplicité des sources, l'absence de protocole commun maintiennent le phénomène dans l'ombre. Le gouvernement a lancé en novembre 2021 un premier plan national, avec 14 millions d'euros engagés en 2022 pour l'ensemble du territoire. La Haute-Garonne bâtit maintenant sa propre réponse.

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