Dix-sept mois sans acte d'enquête, des enfants renvoyés chez leur agresseur, des mesures de protection jamais exécutées : devant les députés de la commission d'enquête sur l'inceste parental, Claire Hédon a dressé un réquisitoire documenté contre les défaillances systémiques qui laissent les mineurs sans protection.
La Défenseure des droits n'a pas eu besoin de forcer le trait, le 19 mai à l'Assemblée nationale, devant la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs : les faits qu'elle a égrainés, un par un, pendant plus d'une heure, ont parlé d'eux-mêmes. Des enfants priés de revenir demain quand ils viennent enfin déposer plainte. Des enquêtes conduites sans un seul acte pendant dix-sept mois. Des juges qui ordonnent des placements que personne n'exécute. Un enfant mort au domicile parental avant que la mesure de protection en sa faveur n'ait été mise en œuvre. Accompagnée de Marguerite Aurenche, chef de pôle Défense des droits de l'enfant au sein de la Direction de la protection des droits et des affaires judiciaires, Claire Hédon a exposé non pas des cas isolés, mais un système défaillant.
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