Malgré un cadre légal renforcé, la protection des jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance (ASE) demeure profondément inégale. Soutenue par la Défenseure des droits, une enquête met en lumière un dispositif conditionnel, traversé par des disparités territoriales marquées, des critères implicites d’accès et des sorties encore précoces.
À 18 ans, des milliers de jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance (ASE) basculent dans un vide administratif. La loi du 7 février 2022, dite loi Taquet, devait mettre fin aux « sorties sèches », ces fins de prise en charge sans solution, brutales et souvent irréversibles. Elle impose aux départements de poursuivre l’accompagnement jusqu’à 21 ans pour les jeunes sans ressources ni soutien familial lorsqu’ils ont été confiés à l’ASE avant leur majorité. Dans les faits, cette promesse se heurte à des pratiques très inégales selon les territoires.
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