Sur deux journées consécutives, la protection de l’enfance s’est invitée au cœur des échanges à l’Assemblée nationale. Deux débats ont exposé les divergences sur la gouvernance du système et le rôle de l’État, à l’approche d’un projet de loi attendu au premier trimestre 2026.

Neuf mois après le rapport parlementaire sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance, la question de la gouvernance s’impose comme un enjeu politique majeur. Le débat porte sur le rôle de l’État, l’organisation du pilotage national et l’hypothèse d’une recentralisation, alors qu’un projet de loi est attendu au premier trimestre 2026.

Le 7 janvier, dans le cadre de la semaine de contrôle, un débat demandé par le groupe Socialistes et apparentés est consacré aux suites du rapport Santiago. La ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, assume « un constat sévère mais lucide et largement partagé ». Stéphanie Rist décrit un système « sous tension extrême » et « des conditions de prise en charge parfois indignes », sur fond de crise de l’attractivité des métiers. La responsabilité politique est engagée.

Le lendemain, à l’initiative du Rassemblement national, un second temps de discussion recentre les échanges sur la gouvernance de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et sur la place de l’État. Une interrogation traverse les prises de parole : faut-il en reprendre le pilotage au niveau national pour corriger un système jugé trop éclaté et marqué par de fortes inégalités territoriales ?

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