Cinq ans après #MeTooInceste, un collectif de personnalités et l’association Face à l’inceste alertent sur l’absence de réponse structurelle face aux violences incestueuses. Dans une tribune publiée le 5 janvier dans Le Monde, ils dénoncent des promesses politiques restées largement sans effet pour les victimes.
L’inceste s’est imposé dans le débat public en 2021, après des décennies de silence. Le mouvement #MeTooInceste a mis en lumière une réalité longtemps passée sous silence après la parution de La Familia grande de Camille Kouchner. Publié le 7 janvier 2021, ce récit révélait que son frère avait été victime d’inceste de la part de leur beau-père, Olivier Duhamel, alors président du club d’influence Le Siècle. « Comme une porte ouverte sur un monde indicible dont beaucoup de Français ont semblé découvrir l’existence et l’ampleur », écrivent les signataires dans la tribune publiée ce lundi 5 janvier dans Le Monde. Une séquence qui a vu affluer des dizaines de milliers de témoignages, « un moment dans lequel la honte a laissé place à l’écoute et à la compréhension des victimes, à la solidarité d’une nation qui a échoué à protéger ses enfants ».