Dans la rue et les squats, certains mineurs étrangers isolés vivent sous l’emprise des addictions et de réseaux de traite. Chez une partie de jeunes, les médicaments détournés deviennent des outils de contrôle, brouillant la frontière entre délinquance et victimisation et mettant la protection de l’enfance à l’épreuve.

Ils sont mineurs, arrivés seuls en France, et évoluent aux marges des dispositifs censés les protéger. Rue, squats, hébergements précaires, passages discontinus par la protection de l’enfance : leurs parcours se tissent dans la discontinuité.Chez certains de ces jeunes, la consommation de médicaments détournés et de substances psychoactives s’impose progressivement comme un fait structurant. Loin d’être marginale, elle verrouille les trajectoires et accélère les ruptures, fragilisant toute tentative de mise à l’abri.

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