L’Union nationale des associations familiales (Unaf) appelle les candidats aux municipales à faire du service public de la petite enfance et du soutien aux parents une priorité. Pour l’organisation, les communes ont un rôle clé pour répondre au défi démographique.

La baisse des naissances se fait déjà sentir dans plusieurs communes, avec des fermetures de classes, la disparition de commerces ou l’éloignement de certains services. « Les conséquences sur les territoires sont déjà visibles : fermetures d’écoles, disparition de commerces, de services de santé, crise du logement, fuite des familles, isolement croissant des personnes vieillissantes », souligne l’Unaf dans ce communiqué du 10 mars. La démographie pèse désormais directement sur la vitalité locale. « La démographie est une réalité très concrète pour de nombreuses communes : c’est toute la dynamique locale et l’avenir de certains territoires qui est en jeu », estime l’organisation.

Le défi de la petite enfance

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les communes sont chargées d’organiser le service public de la petite enfance (SPPE). « Les difficultés de recrutement dans la petite enfance ainsi que certaines contraintes peuvent freiner sa mise en place », observe l’Unaf. Les collectivités peuvent toutefois s’appuyer sur plusieurs relais : le réseau des CAF, qui propose financements et accompagnement, ainsi que les comités départementaux des services aux familles, dont l’expertise et les schémas départementaux peuvent nourrir les diagnostics locaux. Le tissu associatif participe également au développement de solutions d’accueil comme les crèches, relais petite enfance, lieux d’accueil enfants-parents ou réseaux d’assistantes maternelles.

D’autres leviers locaux

Au-delà de la petite enfance, d’autres politiques municipales influencent directement la vie des familles : soutien à la parentalité, accueil périscolaire, fiscalité locale ou logement. « L’accueil périscolaire est essentiel pour concilier vie familiale et vie professionnelle et favoriser l’épanouissement des enfants », rappelle l’Unaf. Les communes disposent selon elle de marges d’action importantes. « Les communes détiennent des leviers forts pour aider les parents et faciliter l’épanouissement des enfants », estime l’organisation, convaincue que « les politiques en direction des familles sont des investissements d’avenir ».