Risque suicidaire élevé dans les foyers PJJ et ASE : l’enquête de Myriem Auger met en lumière des adolescents en grande détresse, aux parcours marqués par les violences et les troubles psychiques. En face, des professionnels lucides mais démunis, contraints de « bricoler » faute d’outils, de formation et d’accès aux soins adaptés.

Pendant deux ans, la sociologue Myriem Auger a travaillé au plus près des équipes et des jeunes. Menée de 2023 à 2025 dans quatre UEHC, deux MECS et un service ASE pour jeunes en rupture, son enquête met en lumière les ressources des professionnels, mais aussi les obstacles qui les empêchent d’aller au bout de ce qu’ils jugent nécessaire.

Au total, 65 entretiens ont été réalisés auprès d’éducateurs, de psychologues, d’infirmiers, d’assistantes sociales, de cadres et de pédopsychiatres. Trente-neuf heures d’observation de réunions d’équipe et de moments de vie quotidienne ont permis de saisir les interactions sur le vif. Vingt-deux adolescents ont été analysés en détail : onze en UEHC, onze en MECS ou service ASE.

Quatre situations de suicide sont analysées dans le rapport : Loane et Alicia, en MECS, en 2017 et 2020 ; Souhel, en UEHC, en 2020 ; Yacine, en détention, en 2023, après avoir refusé un placement. Ces trajectoires donnent un visage aux défaillances décrites.

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