Seize ans après sa création, l'ordonnance de protection reste avant tout pensée pour la victime de violences conjugales. L'enfant n'y apparaît qu'indirectement, comme élément du danger, jamais comme motif autonome, alors que neuf couples concernés sur dix ont un enfant au foyer.
En 2024, 4 211 ordonnances de protection (OP) ont été délivrées. La même année, 272 400 femmes ont déposé plainte pour des violences au sein du couple. Les demandes augmentent depuis 2010 — 1 600 en 2011, près de 6 000 en 2021 — mais restent sans commune mesure avec l'ampleur des violences. L'ordonnance de protection, conçue pour la sécurité de la mère, se prononce, dans l'immense majorité des cas, dans des foyers où des enfants sont directement concernés.
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