Le ministère de la Justice lance un campagne pour trouver des personnes volontaires pour accueillir temporairement des adolescents suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), et « leur offrir un cadre de vie familial stable ».

L’accueil ne répond pas à un modèle unique. Il peut s’inscrire dans la durée ou se limiter à quelques jours, en semaine, pendant les vacances scolaires ou le temps d’un week-end. L’objectif affiché reste le même « offrir un cadre de vie sécurisant à des mineurs en conflit avec la loi ». Dans le quotidien, « la famille d’accueil assure l’hébergement, le couvert et l’accompagnement du jeune dans ses déplacements. Elle lui offre des repères de vie au quotidien ».

Ce cadre familial est présenté comme un véritable levier éducatif dans les parcours suivis par la PJJ. « Ce mode de prise en charge permet d’apporter une réponse éducative à des mineurs et jeunes majeurs qui ont besoin d’évoluer, pour se réinsérer, dans un cadre de vie familial stable », souligne le ministère.

Un dispositif largement ouvert

Le profil des candidats se veut volontairement large. Femme ou homme, célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, en activité ou retraité, en appartement ou en maison, en zone rurale ou urbaine, tous peuvent se porter volontaires. Trois conditions structurent néanmoins l’engagement, un casier judiciaire vierge, la mise à disposition d’une chambre permettant au jeune de disposer d’un espace personnel, et un projet d’accueil partagé par l’ensemble des membres du foyer.

Un cadre sécurisé et indemnisé

L’accueil repose sur une convention signée avec l’établissement de la PJJ, qui fixe le périmètre de l’intervention, les responsabilités de chacun et la durée de l’accueil. Les familles perçoivent une indemnisation de 45 euros nets par jour et par jeune. Les frais liés aux transports, à l’habillement ou à la scolarité sont pris en charge par les services de la PJJ, afin de limiter l’impact financier de l’accueil.

Un accompagnement 24 heures sur 24

En cas de difficulté ou de question, les familles peuvent s’appuyer sur une astreinte assurée 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 par des professionnels de la PJJ, éducateurs et psychologues. Une réponse téléphonique est assurée en première ligne, avec la possibilité d’une intervention sur place si la situation l’exige.

En 2022, 678 jeunes pris en charge par les services de la PJJ ont été placés en familles d’accueil, un chiffre qui constitue à ce jour la dernière donnée publique connue.


Lire aussi

Faut-il revoir le statut des familles d’accueil de la PJJ ?
Deux statuts, deux logiques, un même accueil au quotidien. Salariées dans l’ASE, bénévoles indemnisées dans la PJJ, les familles d’accueil assurent des missions comparables sous des cadres juridiques distincts. Une différence qui interroge.