L'Assemblée a ouvert l'examen de la proposition de loi intégrale en créant des tribunaux et des cours d'assises spécialisés. Un compromis du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, laisse les viols aux cours criminelles. Une crainte demeure : un juge de plus dans le parcours des enfants victimes.

Christopher Weissberg n'en avait jamais parlé en public. Jeudi 1er octobre, le député Ensemble pour la République, président de la commission spéciale, a révélé avoir été victime, adolescent, d'une tentative de viol et d'homicide. Ce témoignage a ouvert l'examen de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes. La coalition féministe et enfantiste à l'origine du texte suivait les débats depuis les tribunes. Le meurtre de Lyhanna a renforcé sa mobilisation et pesé sur l'inscription du texte à l'ordre du jour. Pour Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste et rapporteure générale, l'enjeu se résume à « juger enfin correctement les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants ». Le soir, les députés ont abordé l'organisation de la justice.

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