Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 accorde à la protection judiciaire de la jeunesse des moyens en légère hausse et de nouveaux postes. Secteur public, secteur associatif habilité, unités d'hébergement, milieu ouvert, immobilier : voici la répartition de ces crédits.
Sur le terrain, plus de 9 700 agents en équivalent temps plein (ETP) : éducateurs, psychologues, infirmiers, cadres. La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) s'appuie sur 555 établissements et services, publics ou associatifs, pour suivre les mineurs que les juges lui confient. En 2027, le budget de l'État leur consacre 1,17 Md€ de crédits de paiement.
Trafic de stupéfiants, prostitution, radicalisation : les réseaux criminels recrutent chez les mineurs les plus vulnérables, et la justice en confie une partie à la PJJ. La direction décrit une institution confrontée à l'« ancrage accru des mineurs dans les réseaux criminels, progression des phénomènes de radicalisation et dégradation du traitement judiciaire de la délinquance de basse intensité ». Les chiffres donnent la mesure : « la part dans les mises en examen pour association de malfaiteurs terroristes (AMT) est passée de 1 % en 2022 à 21 % en 2024 », avec une tendance confirmée en 2025. Ces mineurs sont, selon le projet annuel de performances (PAP), « une cible privilégiée de recrutement pour ces réseaux ».
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