Un an après son rapport sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance, Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne, écrit au Premier ministre. Elle dénonce l’inaction persistante et pose un ultimatum sur le projet de loi, qu’elle refuse de soutenir en l’état.

Le 8 avril 2025, Isabelle Santiago présentait à l'Assemblée nationale le rapport de la commission d'enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance. Un an de travaux, des auditions, des déplacements sur le terrain, et une conclusion sans détour. La députée socialiste du Val-de-Marne y décrivait « des défaillances systémiques graves » et allait jusqu'à qualifier l'État de « parent le plus défaillant ». Elle avertissait alors, solennelle : « Plus personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. »

Un an plus tard, jour pour jour, elle écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu. Le ton a changé. Il est plus lourd, plus tendu, presque las, celui d'une élue qui s'étonne encore d'avoir à répéter ce qui, selon elle, ne devrait plus être discuté.

« L'inaction n'est plus entendable »

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