Pour de nombreux mineurs non accompagnés, l’entrée dans la protection de l’enfance se joue sur un fil. Parcours d’errance, consommations de produits, défiances accumulées : le premier accueil peut soutenir la relation ou enclencher le décrochage. Un moment décisif, analysé par des professionnels de terrain.

Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE), certains mineurs non accompagnés (MNA) décrochent dès l’accueil. Ils arrivent après des nuits dehors, des parcours de fuite, des violences accumulées, parfois épuisés, déjà méfiants. Ce premier contact, souvent pensé comme une formalité administrative, devient alors un point de bascule. Très vite, on leur demande de raconter, de se projeter, d’adhérer à un cadre. C’est souvent là que tout se joue, dans la première rencontre.

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