Deux députées s'inquiètent de la réorganisation du 119, le numéro dédié à l'enfance en danger. Elles dénoncent un risque de baisse de l'écoute nocturne, un recours accru à l'intelligence artificielle et des conditions de travail dégradées. Le gouvernement se veut rassurant.

Depuis plus de trente ans, le 119 recueille les appels concernant des enfants en danger ou susceptibles de l’être. Accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, y compris outre-mer, il peut être contacté par les mineurs eux-mêmes, leurs proches ou les professionnels.

Son activité est en hausse. En 2024, « 40 709 enfants ont été concernés par une situation portée à la connaissance » du Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (SNATED), soit une « hausse de 13 % ». Près de « 45 % des appels n’ont pu être traités immédiatement ». Pour y remédier, le gouvernement a engagé, avec les départements réunis au sein du GIP France Enfance Protégée, une réorganisation du 119.

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