La Haute autorité de santé (HAS) a été saisie par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) pour :
- une aide à la définition du répit des aidants, de ses composantes
- l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques professionnelles dans le cadre de la mise en œuvre de solutions de répit
Ce travail s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la priorité n°4 de la stratégie nationale « Agir pour les aidants 2020-2022 » visant à « accroitre et diversifier les solutions de répit ».

On compte aujourd'hui en France entre 8 à 11 millions de personnes âgées de 16 ans ou plus qui sont aidants. Ils fournissent, à titre non professionnel, une aide régulière à une ou plusieurs personnes de leur entourage pour des raisons de santé ou de handicap. Ces recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la HAS, mises en ligne le 11 juillet, concernent tous les aidants quelles que soient leurs situations, qu’ils aident une personne âgée, handicapée ou malade, accompagnés ou non par des ESSMS. Elles s’adressent à l’ensemble des professionnels concernés et impliqués dans le repérage et l’accompagnement des aidants vers des solutions de répit.

500 000 jeunes aidants

La HAS fait référence, dans son document, à la situation des jeunes aidants, qui « même si elle est moins connue, doit aussi être considérée ».
A l'heure actuelle, il n’existe, en France, aucune définition légale du terme "jeune aidant" bien qu’il s’agisse d’une réalité d’aidance.
Selon l’Association nationale JADE, en 2019, en France environ 500 000 enfants, adolescents et jeunes âgés moins de 25 ans aideraient un proche parent malade, en situation de handicap ou de dépendance. Selon les premiers résultats de l’étude ADOCARE, sur un échantillon de plus de 4000 lycéens, que 43% des jeunes avaient un proche malade ou en situation de handicap et que 14,3 % étaient en situation d’aidance. Il s’agirait majoritairement de filles (3 jeunes aidants sur 4), le proche malade étant le plus souvent un parent (grand-parent, mère, père, frère, sœur...) avec une maladie grave ou chronique dans 70% des cas (diabète, cancer, maladie cardiaque, MND, etc.) et un problème de santé mentale dans 20% des cas.
La situation des « jeunes aidants » peut avoir des répercussions négatives sur leur santé physique et mentale qet avoir des répercussions sur différents domaines de leur vie (les loisirs, de la vie sociale, les apprentissages et leur réussite scolaire). « S’il existe des dispositifs dédiés aux aidants adultes, ces derniers ne sont pas toujours adaptés aux jeunes majeurs. Les jeunes aidants mineurs quant à eux sont exclus des dispositifs en raison de leur âge », souligne la HAS.