Grands-mères, oncles, voisins : pour protéger un enfant, son entourage peut être la première ressource. Mohamed L’Houssni, éducateur spécialisé et fondateur de l’association Retis, le défend depuis 20 ans, à condition d’évaluer et d’épauler ces tiers dignes de confiance.

Plus question de confier un enfant à l’aide sociale à l’enfance (ASE) sans regarder d’abord du côté de sa famille ou de ses proches. La loi l’impose déjà, sauf urgence, mais le projet de loi relatif à la protection des enfants veut en renforcer l’application. Le texte, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 21 juillet, sera examiné au Sénat du 27 octobre au 3 novembre. Dans le même temps, les départements multiplient les appels à projets pour accompagner les tiers dignes de confiance (TDC).

Mohamed L’Houssni a connu l’autre époque. Éducateur spécialisé et fondateur de l’association Retis, en Haute-Savoie, il travaille depuis 26 ans avec l’entourage des enfants. Le 12 octobre, lors d’un colloque consacré à la protection de l’enfance organisé par l’université Jean Moulin Lyon 3, il est revenu sur le chemin parcouru.

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