Longtemps cantonné aux marges de la protection de l’enfance, l’entourage de l’enfant s’impose comme une priorité du législateur. Promesse de stabilité pour l’enfant, l’accueil par un proche peut aussi l’exposer à des liens toxiques et laisser les accueillants démunis.
Un oncle, un parrain, une sœur aînée, un ancien voisin. Quand un enfant doit quitter ses parents, l’un de ces proches peut l’accueillir chez lui. En France, la protection de l’enfance y recourt pourtant peu. Le projet de loi relatif à la protection des enfants veut changer la donne.
Adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 21 juillet, examiné au Sénat à partir du 27 octobre, le texte oblige l’aide sociale à l’enfance (ASE) à rechercher ces proches dans les jours qui suivent la prise en charge en urgence d’un enfant, puis à mieux accompagner et contrôler ceux qui l’accueillent.
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