À la rentrée 2026, l’Éducation nationale généralise un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Une nouvelle étape dans le repérage et la protection des enfants victimes.
Le questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire s’élargit. À l’automne, les élèves seront aussi interrogés sur les violences sexistes et sexuelles qu’ils ont pu subir. Le dispositif concernera les enfants dès la grande section de maternelle et jusqu’à la terminale. « Dix millions d’élèves pourront les signaler. Ils pourront aussi laisser leur nom pour rencontrer un adulte de confiance, s’ils le souhaitent », a annoncé le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, dans un entretien publié lundi 24 août dans plusieurs quotidiens régionaux. Le contenu doit encore être élaboré « avec les personnels scolaires, les associations de parents d’élèves et un comité d’experts dont des pédopsychiatres ».
« Les résultats risquent d’être sismiques, car le phénomène est massif »
Édouard Geffray s’attend à ce que le questionnaire mette au jour de nombreuses situations. « Les résultats risquent d’être sismiques, car le phénomène est massif », prévient-il. « Un crime sexuel, ce n’est pas une statistique, c’est une innocence brisée, une vie très profondément perturbée. Un enfant sur dix en France est victime de violences sexuelles. »
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