Animateurs peu formés, recrutements insuffisamment contrôlés, signalements freinés, familles démunies : pour la Ciivise, ces failles fragilisent la protection des enfants dans les temps périscolaires et extrascolaires. Elle avance 10 préconisations pour mieux les protéger contre les violences sexuelles.
« Des équipes se relaient et se succèdent parfois sans continuité, alors qu'elles partagent la responsabilité des mêmes enfants », alerte la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), dans un avis publié le 21 avril. Sur le terrain, cela se traduit par une réalité bien installée : animateurs vacataires, équipes qui changent sans coordination, fonctionnement en flux tendu. Des millions d’enfants y passent chaque jour, dans un système sans règles nationales homogènes sur la formation, le recrutement, le contrôle des structures ou les procédures de signalement.
La Commission décrit ainsi un fonctionnement « distendu et segmenté », marqué par un manque de cohérence entre les institutions. Et pourtant, insiste-t-elle, une meilleure organisation « ne demanderait pas de moyens supplémentaires – simplement des modes de travail et des cultures professionnelles mieux imbriqués ». Mais les conséquences sont déjà là. « Cette situation de dispersion et de segmentation est un facteur négatif avéré et porte préjudice aux enfants dans les situations de violence sexuelle », pointe la Ciivise.
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