À Mayotte, la délinquance est massivement juvénile, d’une intensité sans équivalent en France. Un phénomène enraciné dans des trajectoires fragilisées, où l’absence de prise en charge durable et l’abandon de l’État laissent des milliers de mineurs sans repères.

Un territoire français, 329 000 habitants, et une réalité que la République a longtemps regardée à distance. À Mayotte, la crise sécuritaire ne se lit plus seulement à travers les chiffres de la délinquance. Elle se voit dans les rues, dans les quartiers, dans ces groupes de jeunes qui occupent l’espace faute d’alternative. Elle se construit tôt, dans des trajectoires marquées par la précarité, la déscolarisation et l’absence de repères durables. En toile de fond, les repères familiaux se fragilisent : mères seules avec plusieurs enfants, pères absents ou inconnus, perte de l'autorité traditionnelle, adolescents livrés à eux-mêmes dès treize ans.

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