Le ministère de l’Éducation nationale prévoit de généraliser en novembre un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles, de la grande section à la terminale. Le SNASEN-UNSA et le SNUASFP-FSU, syndicats des personnels sociaux de l’Éducation nationale, alertent sur les moyens nécessaires pour accompagner les élèves qui prendront la parole.
« Libérer la parole sans moyens supplémentaires, c’est mettre les enfants en danger. » Pour le SNASEN-UNSA, le questionnaire ne peut être dissocié de la prise en charge des révélations. Prévu en novembre, il sera suivi d’une formation des personnels à partir de décembre. Le syndicat dénonce « une mise en œuvre précipitée et à l’envers ».
Le SNUASFP-FSU critique également la conception du dispositif. « Une parole ne se programme pas », affirme-t-il à propos d’un questionnaire collectif organisé à une date fixée à l’avance, avec notamment des questions fermées comme : « As-tu déjà subi une agression sexuelle ? » Le syndicat estime que le dispositif risque ainsi de privilégier les contraintes institutionnelles au détriment de la situation de chaque enfant.