La mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le Gers après sa disparition le 29 mai, relance le débat sur la protection des enfants victimes de violences. Le Syndicat de la magistrature y voit le révélateur de difficultés anciennes touchant la justice, les enquêtes et la protection de l'enfance.
Le 5 juin, au journal de 20 heures de TF1, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a présenté ses excuses à la famille. « L'institution judiciaire n'a pas su protéger cette petite fille », a déclaré le ministre. Le même jour, depuis le Monténégro où il participait à un sommet européen, le président de la République Emmanuel Macron a jugé que « des failles se sont révélées » et qualifié la situation d'« inacceptable ».
L'affaire a pris une dimension nationale en raison des questions soulevées sur le traitement des plaintes visant le principal suspect. Avant la disparition de Lyhanna, l'homme avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes pour des faits sexuels sur mineures. L'une d'elles, déposée en août 2025 pour des faits présumés de viol sur une enfant de moins de 10 ans, n'avait toujours pas conduit à son audition au moment du drame.
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