Après le meurtre de Lyhanna, 11 ans, l'ancien président de la Ciivise, Édouard Durand, estime sur France Inter que cette affaire met en lumière les difficultés persistantes des institutions à entendre les alertes et protéger les enfants victimes de violences sexuelles.

Le meurtre de Lyhanna continue de provoquer une onde de choc bien au-delà du cadre de l'enquête judiciaire. Les révélations concernant plusieurs plaintes visant le principal suspect, dont certaines ont été classées sans suite, ont relancé les interrogations sur le traitement des signalements et sur la capacité des institutions à protéger les enfants exposés à des risques de violences sexuelles.

Invité de France Inter le 8 juin, Édouard Durand, juge des enfants à Pontoise et ancien co-président de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) entre 2021 et 2023, voit dans cette affaire le révélateur d'un problème plus profond. À ses yeux, les questions soulevées aujourd'hui dépassent largement le seul dossier Lyhanna et renvoient à la manière dont la société appréhende les violences sexuelles commises contre les enfants.

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