Retards, erreurs d’orientation, absence de suivi et contrôles défaillants. Remis au Premier ministre le 19 juin, le pré-rapport des inspections de la Justice et de la Gendarmerie met au jour une succession de dysfonctionnements dans le traitement d’une plainte pour viol sur mineure.

Une enquête menée en moins de deux mois, des alertes sur un risque de réitération signalées aux magistrats, puis une procédure qui s’enlise. Remis le 19 juin au Premier ministre Sébastien Lecornu, le pré-rapport conjoint de l’Inspection générale de la justice (IGJ) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) examine le traitement d’une plainte pour viol déposée le 18 août 2025 par la mère d’une fillette de 11 ans.

Cette plainte visait Jérôme Barella, aujourd’hui mis en examen dans l’information judiciaire ouverte après l’enlèvement et la mort de Lyhannan, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin. Plusieurs mois avant le drame, des enquêteurs avaient déjà recueilli les accusations de la jeune victime, réalisé les expertises demandées par le parquet et signalé leurs inquiétudes concernant un homme déjà connu de la justice pour des faits à caractère sexuel.

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