Un avocat peut-il freiner la parole d’un enfant victime ? Les déclarations du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, devant les députés font réagir la Conférence des bâtonniers. Son président lui répond dans un courrier au ton ferme.

« Un frein à la libération de la parole de l’enfant. » La formule du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, passe mal chez les bâtonniers. Le 17 septembre, il s’exprime devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée d’examiner la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes. Il y conteste le caractère systématique de la présence d’un avocat auprès des mineurs victimes, prévu à l’article 31.

Le 24 septembre, Christophe Bayle, président de la Conférence des bâtonniers de France, lui répond par courrier. Il reprend les propos du ministre et lui oppose l’expérience des avocats qui accompagnent les enfants victimes.

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