Le tribunal judiciaire de Paris lance en octobre 2026 une expérimentation de « consensus parental ». Cette procédure amiable offre aux parents séparés une alternative au contentieux, sous le contrôle du juge. La FENAMEF y est favorable, sous conditions.
Paris veut faire évoluer la première étape des séparations parentales. Dans un courrier commun du 17 juin 2026, Peimane Ghaleh-Marzban, président du Tribunal judiciaire de Paris, et Carine Denoit-Benteux, vice-bâtonnière de l’ordre des avocats de Paris, annoncent le lancement de l’expérimentation du « consensus parental ».
Le dispositif propose aux parents engagés dans une procédure familiale une alternative au traitement contentieux classique. L’objectif est de favoriser un accord centré sur l’intérêt de l’enfant et de permettre « un traitement plus rapide des dossiers ». Le « consensus parental » commence par un entretien préalable. Celui-ci présente aux parents les enjeux de la démarche. Un accompagnement favorise ensuite le dialogue et la construction d’un accord. Le courrier met en avant le dialogue et la coopération au service de « l’intérêt supérieur de l’enfant ».
Les avocats sont invités à s’y associer. Ils peuvent consulter les outils mis en ligne par le tribunal, orienter les clients susceptibles d’en bénéficier et déposer une requête conforme aux modèles proposés. Ils sont aussi invités à participer aux échanges organisés pendant l’expérimentation et à suivre l’une des formations prévues dans les prochaines semaines.
Les premières audiences sont annoncées à partir du 7 octobre 2026.