La protection de l’enfance ne se réformera pas à coups de nouvelles lois. Pour Baptiste Cohen, ex-directeur du pôle protection de l’enfance des Apprentis d’Auteuil, elle impose de revoir le partage des responsabilités. Sans « compromis nouveaux », pas de sortie de crise.

« En 2026, c’est toujours le bazar, on voit toujours des propositions de loi, des projets de loi dans tous les sens, et personne ne comprend plus rien à ce qu’est la protection de l’enfance aujourd’hui », lance Baptiste Cohen. Dernier texte en date, le projet de loi relatif à la protection des enfants, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 21 juillet, poursuit son parcours au Sénat. Le 12 octobre, l’ancien directeur du pôle protection de l’enfance des Apprentis d’Auteuil intervenait au colloque organisé par l’université Jean-Moulin Lyon 3, sous le titre « Analyse prospective. Face à une crise qui n’en finit pas, accepter d’envisager des compromis ».

Plus tôt dans l’après-midi, Jean-Pierre Rosenczveig, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, avait passé au crible les propositions et projets de loi. Baptiste Cohen reprend son constat, celui d’un champ investi par des responsables qui « ne connaissent rien au sujet, mais veulent s’en emparer quand même ».

Il vous reste % de cet article à lire.

Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés

Je découvre les offres

Vos avantages

  • L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
  • Une information vérifiée, analysée et documentée
  • Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social