Adoptée en commission des affaires sociales, la proposition de loi portée par la députée GDR de La Réunion Karine Lebon ouvre la voie à une reconnaissance et à une réparation longtemps attendues pour les enfants réunionnais envoyés en Creuse. Le texte sera examiné en séance publique fin janvier.

MAJ. Plus de soixante ans après les premiers transferts de mineurs réunionnais vers la France hexagonale, la loi reconnaissant les préjudices subis par les anciens « enfants de la Creuse » est officiellement entrée en vigueur. Publiée au Journal officiel le 30 juin, quinze jours après son adoption définitive à l'unanimité par le Parlement, elle ouvre la voie à la mise en œuvre des mesures de reconnaissance et de réparation prévues pour les victimes.

Soutenue par 120 députés cosignataires et issue d’un travail suivi avec le gouvernement, la proposition de loi portée par Karine Lebon a été adoptée ce mardi 20 janvier en commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale. Un vote qui marque un tournant pour les survivants des transferts forcés d’enfants de La Réunion vers l’Hexagone et pour leurs familles, restées longtemps sans reconnaissance institutionnelle.

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