Un phénomène qui ne recule pas, des professionnels encore souvent démunis. En Seine-Maritime, en Loire-Atlantique, à Grenoble et à Lyon, les acteurs racontent comment ils se passent l’alerte, croisent leurs informations et coordonnent leurs réponses face à l’exploitation sexuelle des mineurs.
Des voitures aux vitres fumées stationnent devant les foyers de l’aide sociale à l’enfance (ASE), le temps d’embarquer une adolescente. Hervé Colomb, chef de service enfance à la Métropole de Lyon, voit ces scènes se multiplier à partir des années 2010. « On ne savait pas jusqu’où on pouvait aller, comment on pouvait intervenir », raconte-t-il. Les éducateurs avaient vite « crié leur impuissance ».
Repérer, alerter, partager les informations, coordonner la protection, le soin et l’enquête : sur le terrain, la coopération devient une nécessité.
Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés
Je découvre les offresVos avantages
- L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
- Une information vérifiée, analysée et documentée
- Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social