Le 15 juin, dans les colonnes du Monde, le professeur de droit Benjamin Moron-Puech et le magistrat Denis Salas relancent le débat sur l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les enfants. Ils partagent le même constat sur les révélations tardives mais divergent profondément sur la réponse à apporter.

Faut-il pouvoir poursuivre un viol commis sur un enfant cinquante ans après les faits ? La question s'invite avec force dans le débat public. Dans deux tribunes publiées le 15 juin dans Le Monde, Benjamin Moron-Puech, professeur de droit, plaide pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs, tandis que Denis Salas, magistrat et essayiste, met en garde contre les risques d'une telle réforme pour l'équilibre de la justice pénale.

Tous deux partent du même constat : les violences sexuelles subies dans l'enfance sont souvent révélées des décennies plus tard et de nombreuses victimes se heurtent à la prescription. Mais là où l'un estime que le temps ne devrait jamais empêcher de juger ces crimes, l'autre considère que la justice pénale ne peut se passer de limites temporelles.

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