Santé mentale dégradée, diagnostics tardifs, soins introuvables : une étude de la fondation Droit d'Enfance alerte sur les impasses de la prise en charge des enfants protégés et appelle à mieux articuler protection de l'enfance, pédopsychiatrie et secteur médico-social.

C'est une crise dans la crise, et elle est silencieuse. La protection de l'enfance n'a pas été conçue pour soigner. Pourtant, depuis des années, elle absorbe, dispositif après dispositif, des besoins de soins auxquels le système sanitaire ne parvient plus à répondre. Faute de pédopsychiatres, faute de places, faute de coordination, cette charge retombe sur l'ensemble des professionnels de la protection de l'enfance, qu'ils exercent en maisons d'enfants à caractère social (MECS), en foyers de l'enfance, auprès des familles d'accueil ou dans les services d'action éducative en milieu ouvert (AEMO).

Pour le Pr Ludovic Gicquel, chef du pôle universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CH Laborit et administrateur de la fondation Droit d'Enfance, la protection de l'enfance est devenue « l'un des principaux réceptacles de cette souffrance psychique ».

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