Repoussée en raison de la canicule, la 7ᵉ Conférence nationale du handicap (CNH) se tiendra le 4 septembre 2026 à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Initialement prévue le 25 juin, la Conférence nationale du handicap (CNH), reportée en raison de la canicule, se tiendra finalement le 4 septembre à Bobigny (Seine-Saint-Denis), au pôle multisports Prisme. Elle se déroulera « dans le même format que celui envisagé initialement », ont annoncé, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Jérémie Boroy, président du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), et la ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier.

Instituée par la loi du 11 février 2005, la CNH réunit tous les trois ans, sous l'autorité du président de la République, l'ensemble des acteurs concernés afin de définir les grandes orientations de la politique nationale du handicap. Elle constitue « un temps fort du dialogue entre l'État, les associations représentant les personnes et les collectivités territoriales ».

Pour le président du CNCPH, « cette nouvelle date nous laisse deux mois pour nous assurer de la pleine mobilisation de tous les ministères et de toutes les administrations ». Il insiste aussi sur la nécessité « d'éviter tout temps mort » afin d'« avancer sur les chantiers urgents », notamment en vue de la rentrée scolaire, sans attendre la CNH. De son côté, Camille Galliard-Minier assure que « la mobilisation interministérielle se poursuivra » et que l'ambition reste la même : passer d'une « société inclusive à une société accessible ».


Publiée le 17 juin en vue de la Conférence nationale du handicap, la contribution de l'Unapei appelle à accélérer les mesures en faveur de la petite enfance et de la scolarisation des enfants en situation de handicap. L'association souligne que, malgré des progrès en matière de dépistage, l'accompagnement reste insuffisant après le diagnostic et plaide pour des interventions précoces ainsi que pour un développement des solutions d'accueil en crèche. « Tous les enfants en situation de handicap devraient pouvoir bénéficier d'un mode de garde qui tiendrait compte de leurs besoins », insiste-t-elle. Côté école, le constat est tout aussi préoccupant : parmi 3 603 enfants suivis par 38 associations du réseau, 13 % ne bénéficient d'aucune heure de scolarisation hebdomadaire, tandis que 65 % ne disposaient toujours pas d'un numéro INE en juillet 2025. L'Unapei réclame davantage de moyens humains et financiers pour garantir « une solution de scolarisation pleine et adaptée, sans rupture de parcours ».