Les consommations de Lyrica, de benzodiazépines ou de Tramadol progressent chez les mineurs non accompagnés. Pour les équipes de terrain, ces médicaments détournés sont moins le signe d'une addiction qu'une manière de tenir face à l'errance, aux traumatismes, à l'exploitation et aux ruptures de soins.
Dans les consultations d'addictologie, les permanences de rue, les centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et les structures accueillant des mineurs non accompagnés (MNA), la même scène se répète. Des adolescents arrivent avec des plaquettes de Lyrica achetées dans la rue, parfois associées à des benzodiazépines, au cannabis, au Tramadol ou à la cocaïne. Les professionnels y sont confrontés au quotidien.
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