Une nouvelle loi suffira-t-elle à sortir la protection de l'enfance de la crise ? Claire Hédon en doute. Dans un avis très argumenté, elle estime que le projet de loi laisse sans réponse la pénurie de professionnels, l'application des lois existantes et le recul de la prévention.
À trois semaines de quitter ses fonctions de Défenseure des droits, le 21 juillet, Claire Hédon consacre l'un de ses derniers grands avis à la protection de l'enfance. Rendu le 26 juin, il passe au crible le projet de loi relatif à la protection des enfants. Avant d'en examiner les dispositions, elle en dresse le constat. « Les difficultés rencontrées résident moins dans des lacunes de la loi que dans son application sur le terrain et dans la nécessité de redonner du sens au travail éducatif », résume-t-elle. En 2025, la protection de l'enfance représentait 30 % des saisines au titre des droits des enfants, auxquels s'ajoutaient 3 % concernant les mineurs non accompagnés.
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