La CNAPE, l'UNICEF France et le GEPSo ont présenté, le 29 juin, 120 amendements au projet de loi relatif à la protection des enfants, à la veille des premières auditions de la commission spéciale à l'Assemblée nationale. Ils visent à combler les lacunes d'un texte jugé insuffisant face à la crise.

À la veille des premières auditions de la commission spéciale, prévues dès le 30 juin, la CNAPE, l'UNICEF France et le GEPSo dévoilent 120 amendements, auxquels s'associent 17 organisations*, parmi lesquelles l'Anmecs, le CNAEMO, l'UFNAFAAM ou encore la FNLV.

Leur appréciation est sévère. Le projet de loi « manque d'ambition politique » et reste « en décalage profond avec la crise majeure que traverse la protection de l'enfance, dont les précédentes réformes ne sont toujours pas suffisamment appliquées ». Les organisations reconnaissent « quelques ajustements bienvenus et des améliorations notables sur le contrôle d'honorabilité », mais estiment que le texte laisse de côté les principales difficultés du secteur.

Elles ajoutent que la refonte de la protection de l'enfance « ne saurait être façonnée par l'agenda médiatique, ni instrumentalisée à des fins politiques », en référence aux annonces gouvernementales formulées après l'affaire Lyhanna.

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