L’inceste pourrait disposer d’un paragraphe dédié dans le code pénal, et sa définition être étendue aux cousins germains. Les députés ont voté ces dispositions à l’unanimité, mais refusé de créer une infraction autonome, jugée juridiquement fragile lors des débats.
« Nommer l'inceste, c'est dire aux milliers de victimes, enfants d'hier et d'aujourd'hui, que ce qu'elles ont subi a un nom et que la loi les protège. » Mardi 6 octobre, Catherine Ibled, députée (EPR) de Paris, résume ainsi l'enjeu de l'article 19 de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles. Membre de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, elle sait de quoi elle parle. « L'inceste n'est pas seulement une violence sexuelle ; l'inceste est une violence familiale, à la fois sexuelle, psychique et physique », rappelle-t-elle. L'article regroupe dans un paragraphe du code pénal consacré à l'inceste les viols, agressions sexuelles et atteintes sexuelles incestueux, et ajoute les cousins germains au cercle des auteurs.
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