La CNAPE appelle ses adhérents à documenter leurs difficultés financières, qui menacent leurs missions et les droits des enfants.

La crise de la protection de l’enfance fragilise aussi les associations qui assurent les accompagnements au quotidien. Inflation, hausse des charges, difficultés de recrutement, revalorisations salariales insuffisamment ou tardivement compensées, tensions de trésorerie : les financements ne couvrent plus les coûts réels. « Sur de nombreux territoires, les équilibres économiques des associations de protection de l’enfance sont aujourd’hui profondément fragilisés », alerte la CNAPE.

Cette dégradation menace directement les missions des associations et les droits fondamentaux des enfants accompagnés et accueillis. « Il ne s’agit plus seulement de tensions conjoncturelles », prévient la CNAPE, qui fait du financement « un enjeu majeur pour la pérennité de leurs missions et, par conséquent, pour l’effectivité des droits des enfants ».

Pour documenter ces difficultés, la fédération nationale des associations e protection de l'enfant invite tous ses adhérents à répondre à une enquête fash sur la santé financière des associations, au plus tard le 27 septembre 2026. Elle est portée par Le Mouvement associatif, le Réseau national des maisons des associations, l’Observatoire régional de la vie associative des Hauts-de-France, Hexopée et Elisfa. « 15 minutes suffisent pour répondre et contribuer à faire entendre la réalité de la protection de l’enfance », ajoute la CNAPE.