Violences sexuelles sous-signalées, accueil des mineurs à réorganiser, parents confrontés à la pauvreté : en Guadeloupe, les difficultés s’additionnent. Du premier signalement à la décision de justice, plusieurs maillons de la protection de l’enfance montrent leurs limites.
À Baillif, commune située sur l'île de Basse-Terre en Guadeloupe, une maison d’enfants à caractère social (MECS) a perdu l’une de ses structures dans un incendie. Dans les dossiers de violences sexuelles sur mineurs, chaque heure d’audition demande trois ou quatre heures de retranscription aux gendarmes de la maison de protection des familles. À Basse-Terre, un seul juge suit environ 380 mesures de protection.
Entre le signalement d’un enfant en danger et la décision du juge, il y a une enquête, un lieu d’accueil, des services qui se relaient. En Guadeloupe, chaque étape a ses blocages.
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