En 2025, police et gendarmerie ont enregistré 560 mineurs victimes de traite ou d'exploitation, deux fois plus qu'en 2016. Prostitués toujours plus jeunes, forcés à voler ou à mendier, beaucoup sont isolés ou confiés à l'ASE, des enfants que les réseaux ciblent en priorité.
On lui promet de l'amour, puis on la livre à l'exploitation. Ce scénario, décrit par Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, se joue désormais « à quelques clics de nos propres enfants ». Il frappe aussi de plus en plus tôt. En 2016, la moitié des victimes de proxénétisme recensées par la police et la gendarmerie avaient plus de 26 ans. En 2025, l'âge médian est tombé à 20 ans, et les mineurs représentent 35 % de ces victimes, contre 13 % dix ans plus tôt. Les enfants contraints à mendier ont un âge médian de 11 ans.
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