Violences sexuelles, physiques et psychologiques : un rapport du Sénat pointe les défaillances du périscolaire. Présentées le 15 octobre, ses 25 recommandations devraient nourrir le projet de loi sur la protection des enfants, des recrutements au traitement des alertes.

« Nous avons en France une culture de l’indignation, mais pas encore suffisamment une culture de la prévention. » Agnès Evren met en cause la réponse des pouvoirs publics aux violences dans le périscolaire. Le 15 octobre, devant la presse, la sénatrice LR de Paris revient sur les témoignages recueillis pendant les auditions : « Le déni face à la parole des enfants, le déni face aux alertes des parents, le déni face aux signalements de certains professionnels », énumère la rapporteure.

Après plus d’une soixantaine de personnes et d’organismes entendus, dont huit collectifs de parents, les sénateurs ont adopté 25 recommandations à l’unanimité le 14 octobre. Agnès Evren compte en défendre plusieurs lors de l’examen du projet de loi sur la protection des enfants, annoncé au Sénat à partir du 27 octobre.

« Nous voulions pouvoir attacher nos recommandations à un texte législatif », explique Pierre-Antoine Levi, président de la commission sénatoriale de la culture. Cette échéance a conduit à accélérer les travaux. « Les enfants n’ont pas le temps d’attendre, nous non plus », insiste-t-il.

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