La santé mentale des jeunes s’impose au Parlement : deux débats en quarante-huit heures, au Sénat puis à l’Assemblée nationale. CMP saturés, enfants de l’ASE très présents en pédopsychiatrie, pénurie de médecins scolaires : Stéphanie Rist détaille plusieurs mesures et engagements.

+118 %. C'est la hausse en cinq ans des hospitalisations pour tentatives de suicide chez les filles de 10 à 14 ans. Un chiffre publié en avril par la Fédération hospitalière de France (FHF), qui a suffi à mettre la santé mentale des jeunes en haut de l'agenda parlementaire. Le 28 avril, le groupe Les Républicains ouvre le feu au Palais du Luxembourg. Le lendemain, l'Assemblée nationale embraie. En quarante-huit heures, les deux chambres consacrent chacune une séance au même sujet — signal rare.

42 % des 18–24 ans présentent des signes de troubles anxieux. 1,6 million de mineurs sont touchés par des troubles psychiques. La consommation d'antidépresseurs a bondi depuis 2019, y compris chez les enfants. Les passages aux urgences pédiatriques pour crise suicidaire ont augmenté de plus de 40 % entre 2019 et 2023. Et l'offre de soins ne suit pas : un tiers des postes de psychiatres de secteur sont vacants, un quart des départements n'ont aucun pédopsychiatre, les délais dans les centres médico-psychologiques (CMP) atteignent 6 à 18 mois.

Philippe Mouiller (LR - Deux-Sèvres), président de la commission des affaires sociales.

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