Pensés comme des prisons tournées vers l’école, les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) devaient rompre avec la logique carcérale classique. Vingt ans après leur ouverture, l’Observatoire international des prisons décrit une réalité bien différente : adolescents enfermés jusqu’à vingt-trois heures par jour, cours annulés et éducatif relégué derrière la gestion sécuritaire.

C’est une promesse inscrite dans le béton. Lorsque les premiers établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) ouvrent en 2007 et 2008, tout est pensé pour rompre avec l’univers carcéral classique : des unités de vie réduites, des éducateurs présents en permanence, des espaces conçus pour que les adolescents ne voient même pas les murs d’enceinte. Pauline Petitot, chargée d’enquête à l’Observatoire international des prisons (OIP) résume l’ambition initiale des six EPM : « Faire une école dans une prison. L’éducatif devait être la mission principale, pas seulement de l’Éducation nationale et de la PJJ, mais de l’ensemble des acteurs. »

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