Deux propositions de loi transpartisanes veulent instaurer un droit opposable à l’accompagnement jusqu’à 25 ans pour les jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance. Entre rupture dès 18 ans, plafond théorique à 21 ans, inégalités territoriales et débat sur les jeunes sous OQTF, le sujet s’impose comme un test politique pour l’exécutif.

Ils ont grandi sous la protection de l'État. Placés, accompagnés, parfois reconstruits — pendant des années, la République s'était engagée à veiller sur eux. Puis vient le jour des 18 ans. La porte se referme, le contrat s'éteint. C'est ce que les professionnels du secteur appellent la « sortie sèche » : du jour au lendemain, plus de toit garanti, plus de référent, plus de filet. Si la loi Taquet du 7 février 2022 prévoit un accompagnement jusqu'à 21 ans, celui-ci reste facultatif, conditionné et profondément inégal selon les territoires — entre 29 % et 70 % de taux de poursuite selon les départements. L'enquête de Cause Majeur ! publiée en février révèle même l'existence de contrats d'à peine un mois, et une durée moyenne d'accompagnement de seulement 22 mois, soit jusqu'à 19 ans et 10 mois.

Il vous reste % de cet article à lire.

Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés

Je découvre les offres

Vos avantages

  • L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
  • Une information vérifiée, analysée et documentée
  • Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social