Pour les jeunes qui quittent l’ASE, devenir autonome suppose de pouvoir encore compter sur quelqu’un. Les missions locales assurent ce relais, mais leurs efforts se heurtent au manque de logements et aux obstacles administratifs, particulièrement pour les anciens mineurs non accompagnés.
Un compte bancaire à ouvrir, et tout s’arrête déjà. Sans relevé d’identité bancaire, certaines démarches n’aboutissent pas. Sans ressources, le logement reste inaccessible. Dans les missions locales, accompagner un jeune confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE) commence souvent par ces difficultés très concrètes, bien avant la recherche d’un emploi. Il faut reprendre les papiers avec lui, comprendre ce qui manque, appeler un service. Et parfois répondre d’abord à un besoin aussi immédiat que manger.
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