Déposée le 14 avril, une proposition de loi portée par la députée Laure Miller veut en finir avec les sorties sèches de l’ASE et de la PJJ. Elle instaure un accompagnement opposable jusqu’à 25 ans pour sécuriser des parcours aujourd’hui marqués par des ruptures brutales.
Dans l’exposé des motifs, Laure Miller, députée EPR de la Marne, décrit une réalité qui structure toute sa démarche. « Censée incarner l’entrée dans la vie d’adulte », la majorité devient pour les jeunes protégés « synonyme de rupture, de date couperet, de stress de fin d’accompagnement », écrit-elle, évoquant une « entrée durable dans une précarité annoncée ». Chaque année, plus de 20 000 jeunes majeurs sont concernés par la sortie du dispositif de l'ASE. Sans soutien familial, ils se retrouvent confrontés à une « obligation d’insertion rapide à choix contraint », souligne l'élue décrivant une autonomie imposée sans filet.
Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés
Je découvre les offresVos avantages
- L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
- Une information vérifiée, analysée et documentée
- Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social