À une courte majorité, les députés ont voté l'intégration des lieux de vie et d'accueil (LVA) dans les schémas départementaux. Le secteur redoute la fin d'un modèle singulier. Le gouvernement invoque de « graves dysfonctionnements », jusqu'à des faits de violence. Les sénateurs se prononceront fin octobre.
Jusqu'ici, les lieux de vie et d'accueil (LVA) restaient en marge de la planification départementale. Ce temps pourrait être révolu. Le projet de loi relatif à la protection des enfants, adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 21 juillet, prévoit de les intégrer aux schémas départementaux de la protection de l'enfance. Le texte renvoie aussi à un décret le soin de fixer leurs conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement.
Au Palais-Bourbon, la mesure est passée de justesse, après avoir été écartée par la commission spéciale. Le secteur craint pour un modèle fondé sur la souplesse et le sur-mesure. L'exécutif entend reprendre la main sur des structures dont certaines ont dérivé, jusqu'à des faits de violence signalés à la justice.
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