1,9 milliard d'euros. C'est le montant de la nouvelle coupe budgétaire réclamée au ministère du Travail pour 2027 et qui fait bondir l'Union nationale des missions locales (UNML).
« La jeunesse ne peut être la variable d'ajustement des finances publiques », avertit l'UNML dans un communiqué publié le 22 juillet. Le réseau, qui accompagne chaque année des milliers de jeunes vers l'emploi, pointe une contradiction : le gouvernement affiche la jeunesse comme priorité, mais s'apprête à lui imposer un nouvel effort budgétaire.
Or les missions locales estiment avoir déjà donné. En deux ans, elles ont encaissé une baisse de 13 % de leurs financements, entraînant la suppression de près de 1 100 emplois. « Aujourd'hui, le réseau n'a plus aucune marge de manœuvre », prévient l'organisation, qui redoute qu'une nouvelle coupe ne dégrade la qualité de l'accompagnement humain.
96 % de jeunes satisfaits
Ce travail de proximité fait pourtant ses preuves, selon le Baromètre UNML 2025 : 96 % des jeunes suivis se disent satisfaits de leur mission locale, 95 % se sentent bien accueillis, 92 % sont satisfaits de l'aide reçue dans la construction de leur projet professionnel et 93 % estiment que leur conseiller comprend bien leur situation. Des chiffres que l'UNML présente comme la preuve que « l'accompagnement personnalisé des jeunes va bien au-delà d'un simple suivi administratif ».
L'organisation résume ainsi sa position : « Investir dans l'accompagnement des jeunes, ce n'est pas une dépense, c'est un choix stratégique pour l'avenir économique et social du pays ». Chaque euro dépensé aujourd'hui, plaide-t-elle, permet d'économiser demain en réduisant les coûts sociaux du chômage, du RSA et de la précarité.
Face à ces arbitrages, l'UNML se dit « pleinement mobilisée » et multiplie les échanges avec les cabinets ministériels et les parlementaires. Elle entend poursuivre la bataille dans les prochaines semaines, pour que les décisions budgétaires de 2027 tiennent compte de la réalité du terrain.