Auditionnés à l'Assemblée nationale, les représentants du Comité de vigilance des enfants placés et du Collectif enfantiste ont livré une critique serrée du projet de loi sur la protection des enfants. Leur constat est clair : les réformes s'accumulent, mais les mêmes défaillances persistent.
Ils sont venus avec leurs parcours, leurs dossiers, leurs chiffres et parfois leurs cicatrices. Le 17 juin, devant la Délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale, le Comité de vigilance des enfants placés et le Collectif enfantiste ont livré une analyse sans concession du projet de loi sur la protection des enfants. S’ils reconnaissent plusieurs avancées, ils estiment que les réponses proposées restent très en deçà des difficultés rencontrées sur le terrain et des attentes exprimées depuis des années par les premiers concernés.
Lyes Louffok entre immédiatement dans le vif du sujet : « La protection de l'enfance ne souffre pas aujourd'hui d'un déficit d'idées, elle souffre d'un déficit d'effectivité, de gouvernance, de contrôle et de moyens. » Malgré les réformes de 2007, 2016 et 2022, les mêmes difficultés persistent selon lui : décisions de justice non exécutées, parcours instables, assistants familiaux qui quittent le métier...
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